
La tradition d'«habillage» de boîtes avec du cuir est typique des Touaregs maliens. Ces habiles maroquiniers travaillent le cuir, principalement de chameau, et en recouvre divers objets: boîtes, meubles, cadres pour images ou miroirs, manches de poignards ou articles de décoration.
Ce sont essentiellement les boîtes qui ont retenu notre attention, dans la mesure où la beauté et la qualité de ce travail pouvaient en faire de magnifiques écrins pour les bijoux d'autres Touaregs, nigériens ceux-là.
Les boîtes sont d'abord fabriquées, en bois pour les rectangulaires... et en plastique pour les rondes! Les artisans utilisent en effet des tuyaux d'écoulement sanitaire, débités en rondelles, ce qui assure une forme parfaitement cylindrique.
Le cuir est acheté au marché, brut, sans coloration. Il est traité et coloré par les maroquiniers, souvent en marron ou en beige, parfois en vert. Soigneusement découpé, il est appliqué et collé sur l'objet à recouvrir. Remarque d'un amateur qui achète ce genre d'objets depuis plus de 10 ans: jamais il n'y a eu le moindre décollement du cuir, même dans le cas de dessous d'assiettes utilisés en Europe... donc avec des repas chauds!
Les objets sont ensuite décorés par des motifs en bas relief, exécutés par «repoussage» du cuir.
Le «boîtier» qui fabrique les boîtes vendues sur ce site est appelé Bèbey. Voici son histoire, racontée par lui-même:
«Je m'appelle Abdoulaye Ag Igadahit. Je suis artisan. Mon travail c'est l'artisanat que je fais depuis l'âge de 10 ans juqu'à nos jours, ce qui fait plus de 30 ans. J'ai commencé au Niger quand j'étais petit, mais je suis d'origine malienne. Actuellement, je suis à Ouaga. Je travaille uniquement des choses en cuir.
Je travaille avec Moussa et j'expose dans sa boutique. Je fais des grands coffres, des boîtes à bijoux, des petites boîtes et des couteaux touaregs. Toutes ces choses sont en cuir et faites par des Touaregs.»